Lignes de fracture dans le camp national

Nous sommes nombreux à partager l’amour de notre pays, la France. C’est d’ailleurs le seul critère pour rejoindre la Réacosphère.

Réacosphère

Pourtant, quand nous creusons la partie idéologique, nous retrouvons trois fractures essentielles qui divisent notre camp. Quelles positions communes pouvons nous avoir sur l’économie, sur le peuple, et sur la stratégie de conquête du pouvoir?

Concentrons-nous d’abord sur le socle commun de la Réacosphère:

1. L’amour de la France, qui nous rend méfiant si ce n’est hostile à toute organisation supra-nationale. Bruxelles, l’OTAN, l’ONU sont vus d’un mauvais œil. Et que si la France peut emmerder le monde, surtout qu’elle ne se prive pas.

2. Le respect absolu de quelques libertés fondamentales, comme la liberté d’expression, la liberté d’éducation et le droit à la propriété privée. Le camp national n’est pas collectiviste, ni totalitaire. Mais il n’est pas question de tolérer la loi Gayssot.

3. Le sens que la famille traditionnelle est à la base de la société. Le réactionnaire est assez peu féministe, n’est pas contre la taloche comme moyen expéditif d’éducation et voit dans la théorie du gender une absurdité.

4. Un sérieux doute sur les politiques d’immigration, qu’il faudrait réduire drastiquement voire même inverser.

5. L’attachement au sens des mots. « Ministère du redressement productif » nous donne instinctivement de l’urticaire (on aurait préféré Ministère de l’Industrie), sans compter les décisions incantatoires comme supprimer le mot race,

6. L’idée que la violence institutionnelle n’est pas mauvaise en soi, résumée par Pasqua et son « force est restée à la loi »

7. Enfin, l’idée que l’homme n’est pas bon par nature, et que la vie consiste à trimbaler son fardeau en remplissant son rôle, sans se déshonorer, et mieux si affinités.

Pour reprendre une formule lue il y a quelques années, nous ne croyons pas que c’était mieux avant, nous croyons surtout que ce sera pire après!

 

Première fracture: l’économie

A ma droite, les libéraux, à ma gauche, les colbertistes.

Les colbertistes pensent que la loi de 1973 est la source principale de l’endettement. Que l’Etat doit jouer un rôle industriel. Que la libre circulation des biens et des capitaux n’apporte pas le bien-être pour tous. Que l’immigration a été organisée pour servir le grand capital. En poussant un peu, le colbertiste se demande s’il n’y a pas une coalition de la banque et du progrès pour détruire son pays. Le colbertiste finit d’ailleurs souvent complotiste.

Les libéraux pensent que l’État a tout envahi, et que son incompétence a créé une génération de flemmards assistés, dont l’horizon indépassable est d’entrer dans la fonction publique. Libérer les énergies, baisser le cout du travail, limiter les impôts à la portion congrue, bref, remettre la France au travail, voilà les ingrédients pour que le pays retrouve sa place dans le monde.

 

Deuxième fracture: le peuple

A ma droite, les racialistes, à ma gauche, les nationalistes.

Les racialistes pensent que le Français doit être de souche européenne, et que les minorités « visibles » devraient rester des minorités et devenir moins visibles. Les racialistes pensent que les sociétés multi-ethniques ne fonctionnent pas.

Les nationalistes pensent que la France a une portée universelle, et que tout le monde peut devenir Français si l’on adhère à un corpus de « valeurs » (que personne ne peut définir, et c’est là le gros problème des nationalistes) et que l’immigrant se fonde dans la Nation. Le nationaliste pense que les sociétés multi-culturelles ne fonctionnent pas.

 

Troisième fracture: la conquête du pouvoir

A ma droite, les électoralistes, à ma gauche, les révolutionnaires.

Les électoralistes pensent qu’il faut soit noyauter un parti de pouvoir (option UMP), soit rejoindre un parti où l’on est en accord avec la doctrine (DLR ou FN) mais qui a moins de chance d’accéder au pouvoir. Les électoralistes peuvent gagner leur première bataille à Paris en renvoyant la chère NKM à ses brillantes études. Par ailleurs, les électoralistes passent plus de temps à se battre pour savoir s’il faut rejoindre l’UMP, le FN ou DLR, bien qu’ils soient d’accord sur quasiment tout le reste.

Les révolutionnaires pensent que la victoire ne viendra pas d’un parti. Certains pensent que la victoire est idéologique (les Gramscistes) et qu’il faut gagner la bataille des idées. D’autres s’activent dans le militantisme, préparant ou se préparant à l’affrontement armé.

 

Il me manque une dernière fracture, autour du christianisme vs. paganisme. Mais j’ai le sentiment que cela serait redondant par rapport à nationalisme et racialisme.

 

Je penche pour ma part pour le colbertisme – nationalisme – électoralisme. La position la plus facile à défendre en public (Guaino et Dupont-Aignan ne sont pas des parias, Marine Le Pen se normalise). Mais aussi la moins cohérente du point de vue doctrinal.

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Catégories :Idéologie

35 réponses

  1. Il faut absolument lire Michéa pour comprendre ce que sont ontologiquement, historiquement, la droite et la gauche en France, et à quel point ces termes ne les désignent plus aujourd’hui, puisque de l’UMP (voire d’une partie du FN) au NPA, l’échiquier des partis politiques français ne comporte plus, en réalité, que des libéraux (économiques et/ou libertaires, « sociaux », c’est tout un).

    La vraie droite, par exemple, ne PEUT PAS être libérale, c’est antinomique :

    http://verslarevolution.hautetfort.com/archive/2012/04/05/la-vraie-droite-francaise-contre-le-capitalisme.html

    Et, à mon avis, il faut se débarrasser du terme « réactionnaire », qui est certes juste historiquement dans son sens premier, mais a depuis lors, comme beaucoup de mots, subi un renversement de sens pour, aujourd’hui, désigner principalement les droitards libéraux, c’est-à-dire, en fait, des adversaires politiques historiques de la vraie droite française !

    La preuve : la plupart des blogs qui se réclament de la « réacosphère » sont libéraux.

    Personnellement, je préfère à ce désormais calamiteux « réactionnaire » le terme « conservateur », et même « révolutionnaire conservateur » pour définir mon propre courant politique (les libéraux ont même inventé la fumisterie du « libéral-conservatisme », c’est dire s’il faut être précis dans sa représentation et dans le choix de ses mots !).

    Pour le reste, je ne partage qu’une sur trois de vos options, et encore (le colbertisme étant trop daté et réducteur pour correspondre vraiment à ma vision de l’économie), mais vos interrogations sont intéressantes et nous ne sommes pas obligés d’être d’accord sur tout pour partager certains constats essentiels.

    Comme, en plus, vous m’avez fait l’honneur de faire figurer mon petit blog dans vos liens, je me permets en réciprocité de renvoyer vers le vôtre.

    Cordialement.

  2. Idem que Boreas sur le colbertisme. Quand au libéralisme, ce n’est pas qu’un économisme, c’est aussi une façon de penser et d’agir.

    http://newskandal.wordpress.com/2013/05/19/le-liberalisme-nest-pas-un-economisme-cest-une-notion-de-droit/

    Je me dis libéral-patriote (plutôt que nationaliste) mais révolutionnaire car je ne crois pas du tout aux partis qui favorisent la création d’une caste et vivent en circuit fermés.

    Boreas a raison, les partis étatiques ne peuvent être libéraux par essence.

    • J’avais d’ailleurs répondu à votre billet sur le libéralisme. Je pense que le libéralisme, en tant que notion de droit, n’est pas vendable en France.

      Il faut lire les commentaires de l’Américain Gouverneur Morris vers 1789, lu sur le blog Ostracisme (http://aristidebis.blogspot.fr/2013/05/immigration-et-republique-22.html).

      « Les Français, écrivait Gouverneur Morris dans son journal, « tentent d’ériger une Constitution Américaine… sans réfléchir qu’ils n’ont pas de citoyens américains pour soutenir cette Constitution. »

      « Mais je ne m’abandonne guère aux illusions flatteuses de l’espoir, car je ne perçois pas pour le moment cette réforme des mœurs sans laquelle la liberté n’est qu’un mot creux. »

      « Chacun s’accorde à dire qu’il y a ici un total abattement des mœurs, mais cette position générale ne pourra jamais faire sentir à un Américain le degré de dépravation [des Français]. C’est avec un matériau si friable que le grand édifice de la liberté doit être érigé. … Il y a un principe fatal qui traverse tous les rangs de la société. C’est la parfaite indifférence à la violation de ses engagements. L’inconstance est tellement mêlée au sang, à la moelle, et à toute l’essence de ce peuple, que lorsqu’un homme important et de haut rang rit aujourd’hui de ce qu’il affirmait sérieusement hier, cela est considéré comme étant dans l’ordre naturel des choses. … La grande masse des gens du peuple n’a pas d’autre religion que ses prêtres, pas d’autre loi que ses supérieurs, pas d’autre moralité que son intérêt. »

      Bonne chance pour arriver à faire comprendre aux Français: « le principe fondamental du libéralisme est donc que le droit régit tout et est supérieur à tout. »
      Les Français préfèrent courir à la catastrophe et attendre que la Providence veuille bien lui envoyer un sauveur (Jeanne d’Arc, De Gaulle & Co). Il est d’ailleurs amusant que Balladur soit le seul à s’en être ému (Jeanne d’Arc et la France, le mythe du sauveur, Paris, Fayard, 2003)

  3. Tout d’abord, merci pour votre réponse et le renvoi vers le blog.

    Pour l’emploi du mot « réactionnaire », j’ai toujours eu beaucoup d’admiration pour ceux capables d’utiliser les armes et quolibets envoyés par leurs ennemis. Je m’affiche donc réactionnaire, homophobe, facho, pour ne pas perdre trop de temps à me justifier. Vous pouvez y ajouter le terme conservateur.

    On voit en effet apparaitre un courant libéral-conservateur, libéral en économie, et conservateur sur les mœurs. Je trouve cette ligne incohérente, dans la mesure où elle n’englobe pas l’être dans toutes ses dimensions (où s’arrête l’économique, le social, l’être?).

    Quant à révolutionnaire-conservateur, je n’aurai jamais pensé voir ces deux termes associés.

    Le colbertisme est en effet un raccourci, mais qui traduit l’idée que l’économie est soumise au bien commun (via l’encadrement strict des pratiques), et que l’État peut initier des grands programmes industriels. Je ne vois par exemple aucun inconvénient que d’imposer la séparation entre banque de détail et banque d’investissement, de limiter le négoce de matières premières, etc. mais dans le même temps d’être à l’initiative du TGV.

    Je suis en fait plutôt légitimiste, pour reprendre une classification désuète. Appellation à dépoussiérer et à redéfinir pour ma part.

  4. En complément, pour ne pas tomber dans le panneau consistant à croire que « révolutionnaire conservateur » serait un particularisme purement allemand :

    http://www.alaindebenoist.com/pdf/la_revolution_conservatrice_en_france.pdf

  5. Et bien !
    J’ai du boulot de lecture ! Merci Boréas.
    Je m’y colle dès cet été.

    • Le socle commun est quand même important.
      Mais les fractures l’emportent, hélas.
      Mais ça, c’est mon pessimisme qui me joue des tours.

      • Vous vous situez où vous (malgré l’imprécision des termes)?
        Colbertiste ou Libérale?
        Nationale ou Raciale?
        Electoraliste ou Révolutionnaire?

      • – Plutôt colbertiste (avec les restrictions énoncées par Boréas)
        – les deux, y a-t-il incompatibilité ?
        – révolutionnaire, mais encore un peu électoraliste « pour voir où on en est contre l’UMPS », sans illusions, surtout depuis quelques temps (j’ai entendu MLP dire que son slogan n’était pas « la France aux Français », mais « priorité aux Français » et je trouve qu’elle n’est pas efficacement entourée. Je lui reproche d’avoir mis Gollnish en arrière, lui que j’admire beaucoup). Electoraliste pour voir jusqu’où on peut aller dans cette voie, et pour voir si un jour, on nous accordera la proportionnelle, voire une réforme électorale instituant le scrutin à un seul tour. Je sais que je rêve debout…

        Donc je suis plutôt révolutionnaire, mais je souhaite que tout ait été tenté du côté des urnes (En fait non, ça serait trop long, on est dans l’urgence)

        Je ne vois pas comment on peut se définir en trois mots. Je n’y arrive pas, ce n’est pas encore clair pour moi.

      • Carine, la distinction que je fais entre national et racial se résume à la question suivante: Est-ce que Farid, Français depuis 3 générations, musulman, peut devenir un bon Français?
        Si oui, national
        Si non, racial.

  6. Merci Mr Droitedavant mais merci aussi pour Boreas 29 mai 2013 • 2:42, d’élargir notre vocabulaire.

    Bien que personnellement, je ne vois pas de contradiction autre que sémantique dans « conservateur révolutionnaire » puisqu’on peut fort bien prôner une révolution pour revenir « comme avant ».

  7. tiens, je te découvre !

  8. « Concentrons-nous d’abord sur le socle commun de la Réacosphère: …Et que si la France peut emmerder le monde, surtout qu’elle ne se prive pas. »

    Erreur totale dès le début, cher Monsieur. Ceci n’est pas la définition de la réacosphère, ceci est la définition du Français.

    Et c’est exactement la raison pour laquelle la France a échoué, échoue et échouera encore.

    Le Français est un type qui fonce dans un mur la tête en avant, se fracasse le crâne, tombe, se relève en se massant la tête, prend la plume pour vanter en dix volumes sa doctrine du fonçage dans le mur la tête en avant, et fonce à nouveau dans le mur.

    Ah, et il se dit révolutionnaire, aussi, alors qu’il n’y a pas plus immobiliste que lui.

    La France est un pays qui connaît depuis un demi-siècle le chômage, la pauvreté, la dette, la stagnation, la défiance généralisée, la guerre de tous contre tous, la malhonnêteté du petit peuple comme des élites, le malheur et la dépression, mais à part ça elle se mêle de donner des leçons au monde entier, et est persuadée que là se trouve le secret de la réussite.

    Comment un peuple peut-il proclamer que sa vocation est d’emmerder le monde, joindre le geste à la parole, et se plaindre, après, de ses échecs et de son malheur ? Comment ne voit-il pas qu’il est la risée du monde entier ? C’est l’un des grands mystères du monde contemporain.

    • Surtout n’emmerdons pas le monde, dites-vous.
      Les deux grands actes politiques de Jacques Chirac furent de reprendre les essais nucléaires et de dire merde à Bush pour l’Irak.

      Depuis que nous emmerdons moins le monde, nous sommes rentrés dans l’OTAN, Hollande va faire le toutou à Bruxelles, nous avons destabilisé la Libye, fait les beaux au Mali, livré des armes aux rebelles syriens, etc.

      Beau bilan.

      Je suis frappé par la quantité des gens dans la Réacosphère qui n’arrêtent pas de conchier le peuple et la France.

      Nous avons des gouvernants de merde depuis 40 ans, c’est un fait. Comment les remplacer? Tout de suite, on a moins d’idées.

      • Nous n’avons pas seulement des gouvernants de merde depuis 40 ans, nous avons aussi un peuple de merde. Force est de constater, en effet, que le peuple est d’accord avec les gouvernants sur l’essentiel. Or, les gouvernants viennent du peuple. Nous ne sommes plus au temps où les rois venaient de l’étranger.

        L’essentiel, c’est :

        – L’anti-libéralisme ;
        – L’irresponsabilité revendiquée ;
        – La malhonnêteté et la corruption pratiquées avec assiduité ;
        – Le socialisme.
        – L’arrogance dans le conservatisme ;
        – L’imputation de toutes les difficultés à l’étranger.

        Je remarque que vous ne vous contentez pas d’observer la propension française à emmerder son prochain ; vous l’approuvez. Vous en faites un objet de fierté.

        On peut être fier d’être un connard, mais il ne faut pas s’étonner, alors, d’être considéré comme un connard par le reste du monde, et d’en subir les inconvénients à la première occasion.

        Les criminels d’habitude sont, eux aussi, fiers d’être criminels. Cependant, s’ils s’avisent de revendiquer le droit d’être un voyou plus le droit d’avoir une vie pépère et de mourir dans leur lit, alors les gens honnêtes se gaussent d’eux à juste titre.

        La confusion de votre pensée est extrême. Premièrement, vous confondez le fait d’être indépendant et le fait « d’emmerder le monde » (ce sont vos propos). C’est une erreur politique et morale insondable.

        Deuxièmement, vous vous contredisez complètement, même dans le cadre de pensée erronée que vous vous êtes vous-même donné. Vous prétendez que « depuis que nous emmerdons moins le monde », nous avons « déstabilisé la Libye », « fait les beaux au Mali » et « livré des armes aux rebelles syriens ».

        Mais qu’est-ce que déstabiliser la Libye, intervenir militairement au Mali et livrer des armes aux rebelles syriens, sinon « emmerder le monde » ? Que voudrait donc dire, exactement, le fait « d’emmerder davantage le monde » ?

        Le fait même que vous choisissiez ce vocabulaire montre la puérilité de votre attitude, qui est celle des Français : arrogants et inefficaces. Il n’y a que les sales gosses et les adolescents mal élevés qui pensent qu’emmerder le monde est une vertu, et que c’est susceptible de leur apporter prospérité, puissance, paix et bonheur.

        Depuis que les Français se vantent d’emmerder le monde et joignent le geste à la parole, la France devrait être le paradis sur terre. Or, sondage après sondage, les Français se révèlent parmi les peuples les plus malheureux, les moins confiants, les plus déprimés et les plus angoissés de la terre.

        Mais les Français ne voient toujours par le rapport.

        • Marchenoir,
          Si je vous comprends bien, nous avons un gouvernement de merde et un peuple de merde. Ça va être dur pour vous d’arriver au pouvoir dans un cadre démocratique. À moins que vous ne soyez libéral-révolutionnaire.

          Les Français ont en horreur le mot de libéralisme. Si vous ne voulez pas en tenir compte, vous pouvez continuer à eructer dans votre coin.
          D’autant plus que le libéralisme a deux entrées, une première économique, une deuxième sociale. C’est ma détestation de la deuxième qui m’a fait remettre en doute la première. Je trouve Michéa assez éclairant sur le sujet.

          Vous pensez qu’un anti-libéral est grosso-modo pour avoir une fonction publique pléthorique, une dette colossale, une tendance à vouloir tout régenter, y compris la vie privée des gens, et des gouvernants qui ne pensent qu’à se servir. Je risque de vous décevoir. Je suis sur ces domaines sûrement plus extrême que beaucoup de vos amis libéraux. Mais ça casserait votre mode de pensée binaire. Par exemple, je suis pour un dégraissage massif des structures de l’Education Nationale, responsable d’une bonne partie nos malheurs. Mais je ne suis pas pour une remise en cause de la gratuité.

          Je me fenderai d’un billet là-dessus pour que nous puissions avoir une discussion plus profonde.

          Ensuite, si vous pensez qu’être indépendant n’est pas synonyme d’emmerder le monde, je pense pour ma part que De Gaulle a plus emmerdé le monde que Sarkozy et Hollande réunis. Je ne pense pas qu’emmerder le Mali, la Libye ou la Syrie soit emmerder le monde, surtout quand on le fait avec l’aide des Américains. Être dur avec les faibles et faible avec les forts, je n’appelle pas ça emmerder le monde.

          Le monde tel qu’il va, où l’argent règne en maitre, où les foules sont abêties devant leur poste de télévision, où l’on laisse crever ses vieux, voila ce que je souhaite emmerder.

      • Droite d’Avant, je ne me fais aucune illusion sur la capacité des libéraux d’arriver au pouvoir en France. Elle est, pour l’instant, infime. C’est bien ce que je passe mon temps à expliquer. Il est donc parfaitement malhonnête de me le reprocher.

        Remarquez que cela pourrait changer en cas d’effondrement économique. Si la France se retrouvait dans l’état de la Grèce, par exemple. Or, toutes les conditions sont réunies pour cela. La réalité possède cette faculté de pousser à une certaine vertu, et la vertu est du côté du libéralisme.

        Cela dit, vous vous contredisez gravement, comme tous les anti-libéraux. Vous prétendez représenter la vertu opposée à au pouvoir de l’argent. Mais ça ne vous empêche pas de confondre sournoisement la justesse d’un mode d’organisation de la société avec sa popularité.

        Comme le font toujours les gauchistes et la plupart du temps les Français, vous faites l’amalgame entre ce qui est et ce qui doit être.

        C’est d’autant plus malhonnête que vous prétendez lutter contre des pouvoirs illégitimes : celui de la finance, celui des Etats-Unis, etc. Si ce sont des pouvoirs néfastes, c’est bien qu’ils ont le dessus.

        Quand il s’agit de défendre vos thèses, vous admettez donc fort bien qu’elles puissent être légitimes et minoritaires. Mais lorsqu’il s’agit d’argumenter contre les thèses qui vous déplaisent, vous ressortez la célèbre tirade socialiste : « Vous avez juridiquement tort parce que vous êtes politiquement minoritaire ».

        C’est le célèbre deux poids, deux mesures de la gauche. Je ne vous trouve pas tellement de droite, voyez-vous.

        Enfin, il est assez stupéfiant que votre réponse sur l’emmerdement soit, une fois de plus, à côté de la plaque. Vous ne comprenez décidément pas que ce qui nous sépare, c’est que moi, contrairement à vous, je n’ai pas pour but d’emmerder le monde. Je pense qu’emmerder le monde est une chose négative.

        De tous vos propos sur le sujet, il ressort que pour vous, emmerder le monde est une vertu. Ce en quoi vous rejoignez de nombreux Français, j’ai commencé par cela et je vous en donne acte à nouveau bien volontiers, si cela peut vous faire plaisir.

        C’est en quoi le peuple français est vicieux, lâche, fourbe, et haï du monde entier. Et c’est la principale raison pour laquelle il court d’échec en échec.

        • Cher Marchenoir,

          Je ne vous reproche absolument pas de défendre un système qui n’a aucune chance d’aboutir. J’en défends un autre qui a peut-être encore moins de chance de réussir.
          Je ne confonds donc pas « sournoisement la justesse d’un mode d’organisation de la société avec sa popularité ». Ce qui rend la moitié de votre réponse quelque peu caduque.

          « Je passe mon temps à l’expliquer » : je suis assez nouveau par ici, je vous prie de bien vouloir m’excuser de ne pas avoir lu toute votre prose répandue sur la toile. Revenez souvent m’abreuver à votre source, je vous en supplie.

          Emmerder le monde n’est pas une vertu (d’ailleurs, vous n’arrêtez pas de parler de vertu, vous êtes un ancien boyscout ?), je vous l’accorde. C’est plutôt la conséquence logique d’une politique ordonnée. Disons alors que je me fiche que la politique française emmerde le monde, comme je me fiche que le monde nous haïsse. Ce qui nous permet de toujours finir avant dernier à l’Eurovision, et dont personne ne se plaint.

          Enfin, « le peuple français est vicieux, lâche, fourbe » : pour ma part, j’aime ce peuple et tout ce qu’il a fait par le passé. La production récente est moins convaincante, je vous l’accorde à nouveau. Que s’est-il donc passé ?

  9. Ha ha ha, Marchenoir émerge de ses bandelettes de momie libérale pour déverser son aigreur sur sa patrie et ses habitants…

    Evidemment, comme la faillite idéologique et surtout concrète de sa religion personnelle s’étale partout comme la cape d’un Dracula qui aurait son château à la City et sa résidence secondaire à Wall Street, il ne lui reste plus qu’à jouer le vieil apparatchik déçu, revenu de tout, râleur mais sage, tristement lucide devant le manque de foi et de qualités de ses contemporains.

    On dirait Honecker devant les parties écroulées du mur de Berlin, dont il avait pourtant prédit la pérennité pour cent ans en… janvier 1989.

    Le libéralisme a gagné sauf en France où les gens sont trop cons, dirait Honecker aujourd’hui, avec la même profonde pertinence visionnaire. Et il en annoncerait bien le triomphe pour un siècle encore.

    • Vous êtes toujours aussi ridicule, Boréas. La France est le pays le moins libéral du monde après la Corée du Nord et Cuba, et même pour Cuba ça se discute : la France en est encore à embaucher des fonctionnaires et à vanter le socialisme, alors que Cuba licencie ses fonctionnaires en masse, reconnaît la nocivité du communisme et avoue que le marché libre est la solution.

      Citez-moi un seul parti politique en France, avec des élus, qui ne soit pas anti-libéral. Il n’y en a pas. De l’extrême-droite à l’extrême-gauche, tous communient dans le culte de l’Etat.

      Conrtairement aux anti-libéraux, moi je n’ai pas de religion, figurez-vous. Le libéralisme est le contraire d’un dogme. Le libéralisme, c’est un pragmatisme. Rien à voir avec des phraseurs comme vous qui vivent dans le mythe de la révolution — celle qui leur donnera le pouvoir à eux, bien entendu…

  10. Ha ha ha, et voilà. 😆

    Autiste, mais mécanique.

  11. Perso, colbertiste, plus racialiste que nationaliste, et quant au 3 ème, j’ai plus que des doutes sur les élections…

  12. J’ai l’impression que vous n’êtes pas seul. Le fait assez marquant de cette classification est qu’être chrétien n’a aucune influence (vs. païen / athée)

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  1. Deux dialectiques pour le prix d’une | L'Heureux Dresseur de Torts

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