Pouquoi je suis moyennement libéral: le libéralisme des moeurs (3/3)

Faisant suite à mes deux billets sur le libéralisme politique et le libéralisme économique, j’aborde le troisième volet, qui est le libéralisme moral.

 

1. Le libéralisme ne porte aucun jugement philosophique

L’idée générale est que la liberté absolue doit être promue dans la mesure où elle n’entrave pas la liberté d’autrui. Puisque chacun est libre de poursuivre son intérêt, la société passe son temps à enregistrer de nouveaux droits pour accompagner les changements qui la traversent. Rien n’est bon ou mauvais, seul le consentement des parties est important. Ainsi, par exemple, le commerce des drogues peut être légalisé (puisque certains tarés pensent que c’est leur intérêt de se piquer…), les mères porteuses validées (les Indiennes signent un contrat en bonne et due forme), les jeux en ligne multipliés, etc.

La-zoophilie-toujours-legale-en-Allemagne

2. Le libéralisme ne souhaite pas promouvoir le Bien et la Vertu

Les exemples passés ont vacciné les libéraux contre la tentation de vouloir imposer une norme positive. Lénine ne souhaitait-il pas acculer, par la force des baïonnettes, le peuple au bonheur (pour le résultat que l’on sait)? Les déchirements entre Catholiques et Protestants dans l’Europe du XVè au XVIIIè siècle ne sont-ils pas dus à une vision différente du Salut?

Pourtant, la solidité de l’ensemble de la société repose sur la morale personnelle de chacun de ses membres (et je pense que lorsqu’Adam Smith écrivait, cette morale était solide). Rien dans le dispositif libéral ne permet de contrer le mouvement de déconstruction de la morale à laquelle nous assistons.

3. Le libéralisme est finalement le seul mode de gouvernement des sociétés multi-culturelles

S’adonner au « doux commerce » est finalement le seul moyen d’oublier que l’on ne partage pas grand-chose avec son voisin. Dans une société atomisée, réintroduire (ou réimposer) une morale positive ou un projet de société risquerait de provoquer un affrontement. Rester idéologiquement neutre devient le seul moyen de régler les rapports humains. Bref, rien ne s’oppose à ce que nous coulions.

PS: par multi-culturel, je n’entends pas multi-racial. J’ai plus en commun avec un copte Égyptien qu’avec Vincent Peillon.

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Catégories :Idéologie, Société

4 réponses

  1. Les dames éthiopiennes sont de très jolies femmes même parmi les plus belles du monde, je me sens plus proche d’ elle que de Duflot.

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