Charte de la laïcité: tuons l’Education Nationale

Le joyeux Vincent Peillon s’est encore commis dans un délire qui en dit bien plus long qu’il ne le souhaitait.

 » Article 1. La Nation fixe comme missions premières à l’École, non seulement de transmettre des connaissances, mais aussi de faire partager aux élèves les valeurs de la République. »

Et moi qui croyait naïvement que l’Instruction Publique Éducation Nationale avait pour rôle de former des cerveaux adultes plutôt que de transmettre des connaissances.

Parce que (i) appeler « connaissances » le tissu de propagande que je lis dans les manuels d’Histoire et d’Économie de mes enfants relève du mensonge le plus éhonté

(ii) former des jeunes gens à ne rien mettre en relation leur garantit de ne se forger aucune connaissance dans le futur.

Il faudrait absolument n’enseigner rien aux enfants, pour être sûr qu’ils continuent à supporter cette époque détestable.

Quant aux valeurs de la République, telles qu’exprimées par leurs représentants les plus haut placés, je préfère ne pas en parler…

Il faut démanteler entièrement l’Éducation Nationale pour construire quelque chose de nouveau.

Addendum du 10 septembre: Je vous ajoute cette citation de Christopher Lasch : « l’éducation de masse, qui se promettait de démocratiser la culture, jadis réservée aux classes privilégiées, a fini par abrutir les privilégiés eux-mêmes. La société moderne, qui a réussi à créer un niveau sans précédent d’éducation formelle, a également produit de nouvelles formes d’ignorance. Il devient de plus en plus difficile aux gens de manier leur langue avec aisance et précision, de se rappeler de faits fondamentaux de l’histoire de leur pays, de faire des déductions logiques, de comprendre des textes écrits autres que rudimentaires » in La culture du narcissisme (1979)

EdNat

PS: je ne résiste pas à faire de la pub pour le délicieux bouquin (sorti en 2008) dont la couverture est reproduite ici. Pour vous allécher, je vous mets la table des matières qui donne la part belle au complot des méchants curetons associés aux sanguinaires libéraux…

  1. Un gouvernement sous influences
    1. La laïcité remise en question au sommet de l’Etat
    2. Le ministre et son armée des ombres
    3. Des mesures inspirées
    4. SOS Education au service du ministre
    5. L’enseignement catholique à l’affût
  2. L’essor du privé entre stratégie catholique et logique libérale
    1. Les stratégies de l’enseignement catholique
    2. Financer le privé avec l’argent public
    3. Le maquis des structures
    4. Le nouveau « caractère propre »
  3. Les guerres scolaires depuis 1970
    1. 1970-1977 : La révolution libérale de l’enseignement catholique…
    2. 1977-1986 : L’échec du grand service public de l’Education nationale
    3. 1 988-1992 : La gauche complexée
    4. 1993-1995 : La droite décomplexée
    5. 2002 : La « République des proximités » de Raffarin
  4. Le retour à l’école d’antan
    1. Les nouvelles fabriques de doctrine
    2. Vers la fin de la pédagogie?
    3. Des écoles d’un genre nouveau
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Catégories :Ecole

9 réponses

  1. Manuels d’histoire de nos enfants, c’est simple,je n’ose même plus les regarder de peur de les jeter par la fenêtre ou de les brûler et payer à la fin de l’année scolaire pour de tels bouses, jamais.

    Ils finiront malheureusement par gagner car il devient de plus en plus difficile de lutter contre abrutissement général de nos enfants , il suffit pour cela d’écouter les discussion de jeunes adolescents ou même de certains de nos collègues de travail parmi les les plus jeunes, je suis stupéfait de l’indigence de leurs propos.

    Je vais bientôt passer pour un intellectuel pourtant moi qui me suis battu pour l’élève Ducobu de mes écoles successives.

    Quand j’entends mes jeunes collègues s’esbaudir devant des textes de rap, là on atteint le délire total, j’ai eu une discussion sur les événements de Syrie, j’ai eu un mal fou à faire entendre mon point de vue qui évidemment n’est pas celui dont la télé nous abreuve.

    L’ Education Nationale, les médias, etc.. Le mal est fait et il va être compliqué de faire marche arrière, modéré les dégâts et cela sera déjà beaucoup avec nos petits moyens.

    • Je suis en effet stupéfait lorsque je discute avec les élèves de terminale. Les réactions sont principalement émotionnelles (« puisque c’est leur choix » « c’est dégueulasse » « j’ai honte ») et rarement réfléchies.
      Cela se traduit aussi en politique, où il faut faire une loi dès que 10 personnes sont concernées. Montrer un enfant handicapé suffit à faire passer une loi sur l’euthanasie, un enfant malien expulsé d’une école pour régulariser les sans papiers, des cadavres pour bombarder un pays, des enfants importés pour depenaliser la GPA.
      Débrancher sa télévision reste l’acte premier de désintoxication.
      Espérons que l’essor d’internet achève la télévision.

      • L’histoire émotionnelle ou le fameux « devoir de mémoire » est devenu un outil de manipulation redoutable des élèves. Il ne s’agit pas de comprendre, d’analyser, ou de contextualiser mais de ressentir, compatir et s’indigner. On ne cherche pas à faire comprendre, mais à ce que les élèves s’identifient à telle ou telle catégorie. Le gouvernement Sarkozy avait poussé cette logique jusqu’à la caricature en proposant de faire porter le nom d’un petit juif mort dans l’Holocauste par des enfants de primaires. Récemment un reportage de France 2 montrait un cours d’Histoire sur la première guerre mondiale abordée de manière thématique (« la déshumanisation du soldat ») où le « savoir » des élèves se limitait à « c’est triste », « les pauvres ».
        On en arrive à une situation où l’on ne donne aucune clef aux élèves pour se forger leur opinion et leur analyse. Dépossédé de tout savoir, ils sont conviés a n’écouter que la voie avisé des « grands sages » qui décident du « thème », ou plutôt du regard, qu’ils devront avoir sur une période. De la propagande pure, oui, car la vision des élèves d’une période dépendra strictement du « thème » choisi.

        Avoir un esprit critique, c’est avant tout réussir a mettre une distance entre soi et l’objet d’analyse. A partir du moment où l’on est dans le ressenti et l’empathie émotionnelle, la mise à distance devient impossible. Aussi le devoir de mémoire n’a rien d’une tentative d’aider les enfants à « comprendre », mais à les emprisonner dans une vision morale droitdel’hommiste contemporaine et donc anachronique par rapport aux périodes étudiées.
        Pourtant lire des auteurs passée nous montre que leur conception du monde, de l’Homme était très différente de la nôtre. L’histoire devrait aider les élèves a découvrir que d’autres visions et conceptions de la société, de la politique, de l’Homme sont possibles et ne pas chercher à les enfermer dans un discours moralisateur.

  2. Camarades, Je vous souhaite la bienvenue…

    Bienvenue en classe pour cette énième rentrée des classes. On va devoir refaire l’appel, le rappel et le contre appel… Ça s’appelle ?

    Rouler une pelle à la connaissance… Même si tout le monde sait que l’essentiel n’est pas la connaissance mais la reconnaissance… de soi et des autres.

    Vous avez le choix entre la différence et l’indifférence. Cachez-moi cette différence que je ne saurais voir! L’État recommande la ressemblance… Apologie de l’apparence… Laissez être votre être, mais chez vous… pas ici… car je vous le dis sans être sûre que ce soit la vérité … ici c’est l’école de la République… laïque et identique pour tous !

    Bernard, qu’est-ce qui se passe ? Parle plus fort… sois plus clair, je n’ai rien entendu à ta requête. Oui… j’ai bien compris, tu as fait ta petite enquête et alors ? Tu t’es aperçu… de quoi donc ? Que Bachar a ôté le voile à sa quéquette ? Oui… oui je sais qu’on n’a pas le droit d’exhiber quelque signe religieux que ce soit… la circoncision est une affaire privée, qui relève de la conscience intime trop intime. On n’a pas le droit d’en faire un sujet d’offense et d’une manière ostentatoire devant ses petits camarades. Et puis je trouve petit Bachar que votre fierté est un peu mal placée… ça indispose sans raison comme toute tradition… avec laquelle on ne peut ni viser juste ni atteindre le plus haut… c’est au ras des pâquerettes !

    Henri, toi aussi tu as quelque chose à rajouter à la liste des doléances de la rentrée ? Vas-y, fonce. De quoi il s’agit ? De Saddam. Qu’est-ce qu’il a fait encore ? Quoi? Il n’arrête pas de montrer son doigt d’honneur ? Et alors, ce n’est peut être pas catholique mais c’est un geste qui a sa place dans notre monde laïque. Quoi de plus commun qu’un doigt d’honneur ? Comment ça? Il le fait à toute occasion ? C’est son seul mode d’expression ? Tu veux dire qu’à chaque fois qu’il croise quelqu’un il lui fait un doigt d’honneur… sans lui dire ni bonjour, ni au revoir… ah là… ça me fait un peu de peine… je l’avoue… pour lui. Parce que son geste ne s’oppose pas à l’école laïque mais impose le recours à l’asile psychiatrique. Saddam, non… ce n’est pas vrai ? C’est à moi que tu tends ce doigt d’honneur? Range-moi ça tout de suite ou je te le coupe sans hésitation… oui je comprends… tu en as après la laïcité mais ce n’est pas une raison de l’enfoncer dans l’œil des petits français…on ne te l’a peut-être jamais dit mais moi je te le dis, tu vas finir par te mordre les doigts… c’est ça… fais le mort… ça ira mieux pour tous les vivants.

    Levy… non tu ne vas pas t’y mettre toi aussi… La barbarie, je n’en peux plus… vas-y… Mais en prenant un petit raccourci… c’est Moamar ? Ça vous reprend… y en a marre de ces querelles répétitives… de quoi il s’agit ? Dis-moi tout sans tout me dire… comme d’habitude ! Moamar ? Quoi ? il a fait un gros trou dans son pantalon qui laisse aisément voir son cul… un trou de 15 cm? Mais c’est énorme! Et pourquoi il a fait ça ? Il dit que la mode n’est pas à un centimètre près et que c’est la seule manière d’être franc en France? En montrant son trou du cul ! Non, quoi? Ah oui… il voulait jouer franc jeu, il s’adresse à tout le monde en disant sans rien leur dire : ceci est mon cul… Ne te gêne surtout pas… vas-y baise-moi… Moamar, tu es complètement timbré mon petit, c’est tout ce que tu as trouvé pour protester contre la charte de la laïcité ? Attention Moamar tu vas finir par te faire baiser… je te le dis moi. Qu’est-ce que tu dis Levy ? Que tu n’arrête pas de le lui dire ? Et moi je te dis : arrête de faire semblant de prévenir… c’est toi qu’on devrait essayer de guérir!
    http://www.lejournaldepersonne.com/2013/09/laicite-a-la-tarte/

  3. A propos de « l’éducation de masse, qui se promettait de démocratiser la culture, jadis réservée aux classes privilégiées, a fini par abrutir les privilégiés eux-mêmes. » Il faut dire que la notion de « culture » que nous réacs partageons n’a rien à voir avec celle de nos adversaires.

    Jean Clair a eu de merveilleuses phrases sur les glissements successifs : culte –> culture –>culturel. La dernière étape étant celle du festif, du divertissement, du business. On met en scène les musées pour en faire des lieux où les masses se pressent comme au cinoche, tout est fait pour rendre les lieux agréables, tout y est organisé pour rationaliser l’écoulement des badauds. Les oeuvres n’ont plus la place centrale, c’est le musée qui est devenu la star. On vend même des licences aux arabes pour qu’il puissent créer un Louvre dans le désert.

    • A l’image du glissement société social societal en quelques sortes.
      Ou comment glisser de l’universel au particulier.
      Je développe une aversion au monde moderne qui ne risque pas de s’arranger avec l’âge!

      • Heureux homme ! Ce que vous développez vraisemblablement maintenant, je le ressens depuis mon plus jeune âge.
        Pour mon malheur, j’ai su lire très tôt, bien avant d’entrer à l’école, et je dévorais des bouquins qui n’étaient pas de mon âge : Dumas, Verne, etc. De fait, je ne me suis jamais senti à l’aise avec la majorité de mes camarades de classe dont les préoccupations étaient à des années lumières des miennes. Et puis le monde moderne m’a toujours paru triste, laid, dépourvu de la moindre grandeur, mes contemporains préoccupés par leurs petites personnes et dépourvus du moindre sens de l’honneur. Et ça ne s’est pas arrangé avec le collège (enfin on ne l’appelait pas encore ainsi), puis le lycée.
        Mes parents, bons chrétiens, encore que leur qualité de commerçants ne leur ait pas permis d’être assidus à la messe, s’étaient mis en tête de me faire suivre le catéchisme. Malheureusement, nous étions au tout début des années 70, triste époque où le clergé français s’abaissait plus que de raison à singer les inepties post 68ardes. Je n’étais pas bien vieux, mais déjà nanti d’un caractère bien trempé. J’ai donc dis mon fait à ce brave curé qui avait la trentaine et nous faisait découvrir l’Ancien Testament à coups de projections de diapositives niaises. Parfois, il sortait sa guitare et ses prestations n’avaient rien à envier à celle de Bouchitey dans « La vie est un long fleuve tranquille ». Tout ça, ce n’était pas pour moi. Et puis tutoyer Dieu, quelle idée !

        Réac depuis le berceau. Je vous laisse imaginer ce que j’endure depuis des décennies. C’est Jean Dutourd qui m’a fait prendre conscience de ma « réactionnarité ». J’avais 19 ans je venais de lire « Les taxis de la Marne ». Puis en 1983 il publia « Henri ou l’éducation nationale » que je recommande vivement à tous ceux qui comme nous traînent la même aversion.

  4. Entendu sur une chaîne d’information, mon épouse essayant de s’informer un peu, il m’arrive de regarder d’ un œil torve les élucubrations des ravis de la crèche quand soudain mon oreille fut attiré par ceci:  » La culture coûte chère »; je m’attendis à ce qu’il évoque le prix de certains livres, eh bien que nenni, ils ont évoqué de le prix des concert des aboyeuses suivantes, Lara Fabain, Mylène Farmer et autre Céline Dion.

    Si la culture c’est ces crieuses insipides, je me demande ce qu’est les représentations ou des chanteurs à la voix divine se produisent. Je me dis parfois que même marcher sur la tête devient une attitude normale.

  5. Je n’en parle même plus, de ce qui tient lieu d’education nationale…
    Le mot « nationale » a disparu un bon nombre d’années.
    Je ne sais pas pourquoi il est revenu.

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