La loi Pompidou Rothschild de 1973 n’est pas la source de l’effondrement de la France

La Loi de 1973, dite Loi Pompidou, ou Loi Pompidou – Giscard, ou encore Loi Rothschild, limite la capacité du Trésor Public d’emprunter auprès de la Banque de France. Le gros avantage pour l’État avant cette loi était que le Trésor Public empruntait à taux zéro auprès de la banque de France.

Depuis, la France emprunte sur les marchés financiers, avec taux d’intérêt.

Les spécialistes vont diront que les intérêts que nous avons payé depuis 1973 aux marchés atteignent au moins 1,100 milliards d’euros, soit quasiment deux tiers de la dette actuelle. la loi de 1973 serait donc responsable de l’étranglement financier de la France. Il me semble que cette explication, quoique attrayante (bah oui, le grand complot cherche à nous faire tomber) est simpliste.

D’abord, l’endettement de la France en 1973 est très faible, et le budget est même en léger surplus. L’impact technique de cette loi est donc très limité.

Ensuite, qu’un État émette de la dette sur plusieurs échéances est aussi techniquement intéressant, cela permettant de définir le taux sans risque.

Georges Pompidou

Georges Pompidou (Photo credit: Wikipedia)

Enfin, la loi est une sorte de garde-fou contre la tentation de creuser des déficits, habituellement financés par de l’inflation (la Banque de France créant de la monnaie pour financer les déficits). Après la loi, ces déficits seront chèrement payés en espèces sonnantes et trébuchantes aux marchés.

Alors la simplicité nous laisserait penser que tout cela est un coup monté, que Rothschild et la grande finance apatride sont derrière cette loi afin d’enfermer la France dans la spirale de la dette et pouvoir ainsi manipuler les peuple. Je pense que la vérité est toute autre.

Valéry Giscard a commencé à creuser les déficits en 1975. La crise pétrolière était passé par là, mais aussi ses brillantes idées sur l’avortement et le regroupement familial (environ 200,000 pour chaque). Ce président inutile, qui a préparé le chemin du triomphe culturel de la gauche, a commencé à creuser le piège dans laquelle la France est tombée.

Nous sommes devenus accro à la dette, pour pouvoir payer notre politique sociale, l’explosion des couts des fonctionnaires, les régimes spéciaux, le désastre de la politique de décentralisation, de la politique fiscale, du coût de l’immigration, de l’inflation de l’Education Nationale, le copinage, les contrats magouillés, et tant d’autres choses.

Revenir sur la loi de 1973 serait une option aujourd’hui. Qui impliquerait notamment de quitter l’euro. Qui se traduirait pas une dévaluation importante. Mais qui demeure une option à un moment où il ne nous en reste plus beaucoup.

On peut discuter de savoir si cela serait bon pour l’avenir de la France. On peut surtout se demander qui aura le courage de régler tous ces problèmes sous-jacents, plutôt que de se plaindre de la voracité des marchés. Tel un héroïnomane fauché qui chercherait à accuser son dealer d’être la source de tous ses problèmes.

 

[Ajout du 23 juin 2013: le solde des comptes publics en France]

solde_public_france

 

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Catégories :Economie

15 réponses

  1. Tout à fait d’accord avec vous.
    La dette n’est qu’un symptôme de maux plus profonds : la montée en charge de l’Etat-providence, l’immigration, l’étouffement progressif de l’économie sous les réglementations, les impôts, la fonction publique, la démoralisation induite par ce despotisme administratif grandissant, etc.
    Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas traiter le symptôme : lorsque la fièvre devient trop forte il faut absolument la faire baisser.
    Mais croire que permettre aux pouvoirs publics de se financer en faisant tourner la planche à billet résoudrait nos problèmes est une totale illusion. Et dangereuse qui plus est.

  2. Pompidou est le seul président de la Veme que j’ai aimé, tant mieux s’il n’y est pas pour grand chose.

      • grave ! comme on dit maintenant, mais paix à ses cendres.

        • Remarquez, ce n’est pas lui que j’ai mis en avatar non plus.
          Problème dès 1942 (chez moi, on soutenait et on se battait avec Giraud, un grand oublié) ou plutôt 1958?

          • chez moi en 42 oncle, puis père en 43 se battaient avec De Gaulle, bien qu’en fait ils se battaient surtout pour la France.
            Après être passé en Afrique du nord via un stage d’amaigrissement au camp de Miranda en Espagne et avoir été incorporé dans l’armée d’AFN, mon père n’a rallié la 2DB que parce qu’on lui avait dit (et ça s’est révélé vrai) que le 2 DB en cours de constitution débarquerait en France avant ce qui est devenu la 1ere armée. Ce n’était pas une attraction irrésistible pour De Gaulle. Mais c’est vraiment venu plus tard. L’année 62 laisse des souvenirs impérissables même à un enfant..

    • PE, tu as aimé ce chancre qui nous a foutus ces ordures de Rothschild entre les pattes ? alors, tu m’épates !? Façon de parler ! Le dernier bon président fut Pétain !

      • j’avais 20 ans, j’étais marin et c’est le seul président de la Veme qui ait présenté un plan de renouveau et de grandeur de la marine française . Depuis sa mort, elle n’a cessé de péricliter. A l’époque l’économie ne m’intéressait que de loin et la politique idem à part un anti-gaullisme et un anticommunisme primaires dont je me suis pas départi.
        Je pensais aussi, comme 60% à 80% des gens, que les Américains étaient nos alliés : je n’avais pas l’analyse que j’aurais eu aujourd’hui. On était en pleine guerre froide et nous n’avions pas vraiment le choix de notre camp.
        Bref j’ai bien aimé Pompidou et avec le recul ça reste le président de la Veme que j’ai le plus apprécié, ce qui n’est pas très difficile lorsqu’on le compare avec Megalo premier qui l’a précédé et le président fêtard qui lui a succédé : celui qui a remplacé l’action par l’intention et le verbe sauf pour les conneries.
        Quant aux successeurs ça ne mérite même pas d’en parler.

        Bref nul n’est parfait et moi pas plus qu’un autre.

      • Pourtant Pompidou représente le VRAI début de notre dégringolade ! les goûts artistiques de ce valet des Rothschild, ainsi que ceux de sa feme qui l’a beaucoup influence étaient pourtant un sacré signe. le centre Pompidou, ça lui va bien, tiens ! C’est tout lui !

      • le vrai début ce peut être De Gaulle qui a laissé dès 62 s’installer une immigration de travail sous l’aimable pression du patronat qui y voyait un moyen plus rentable d’augmenter la production en transférant les investissements sur le domaine public : en clair des HLM ou des foyers pour loger les bras plutôt que d’investir dans la recherche et développement.

        Le vrai début ce peut être la politique de regroupement familial et d’avortement de Giscard et Chirac visant à terme à une substitution de population avec la complicité des partis de gauche et des syndicats qui y voyaient à court terme des militants puis en seconde génération des électeurs. Aujourd’hui immigration et avortements s’équilibrent à peu de chose près, comme par hasard !

        Le vrai début, ce peut être la politique chapeautée par Mitterrand et ses divers premiers ministres y compris du RPR visant à rendre impossible toute politique d’intégration en rappelant sans cesse aux nouveaux venus qu’ils étaient nos victimes ou leur descendants directs. Ne parlons même pas des effets néfastes de Maastricht et des élargissements successifs de l’Union.

        Alors naturellement ça peut aussi être Pompidou et sa loi sur l’emprunt, l’entrée du Royaume Uni dans l’Union et les partouzes qui lui sont attribuées à lui ou à sa femme.
        Nous ne serions dans la m..de qu’à cause de nos dettes et des parties fines, la situation ne serait pas si dramatique.
        En 17 les bolchos ont fait un bras d’honneur à la terre entière sur les emprunts russes et le régime a vécu encore 70 bonnes années dont une guerre mondiale en étant sinon respecté, du moins craint.

  3. Excuse, mais je ne vois pas où est ta démonstration que la Loi 73 (accompagnée en effet de monstruosités, dont la dépopulation blanche) n’est pas une plaie ?

  4. Femme, pas ‘feme », quoique c’était, Claude, une femen de l’époque !

  5. Certes, « la loi de 1973 n’est pas LA source de l’effondrement de la France », mais elle y a contribué (je parle au passé, puisque les traités européens ont pris le relais depuis longtemps) :

    http://verslarevolution.hautetfort.com/archive/2011/11/05/la-loi-du-3-janvier-1973-l-arbre-qui-cache-la-foret.html

    • D’accord avec vous. Je dirais qu’elle ferme surtout la porte à un redressement qui passera soit:
      – par un défaut partiel sur la dette (tous les déténteurs d’assurance-vie perdront une part de leur économies), faisable si on reste dans l’euro (scénario grec)
      – par une reprise en main de notre monnaie (qui veut dire sortie de l’euro), financement de la dette par la Banque de France à taux zéro, dévaluation du franc, donc baisse du pouvoir d’achat sur produits importés. Gain compétitif pour les industries produisant en France. Donc réduction du chomage, malgré hausse du cout de l’énergie.

      Bref, je préfère l’option 2 🙂

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